La commode aux tiroirs de couleurs
EAN13 : 9782709666947
ISBN :978-2-7096-6694-7
Éditeur :Lattès
Date Parution :
Collection :Littérature française
Nombre de pages :197
Dimensions : 20 x 13 x 1 cm
Poids : 250 g
Langue : français

La commode aux tiroirs de couleurs

De

À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite  de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes  de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir  ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela,  dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations  de femmes indomptables, entre Espagne et France,  de la dictature franquiste à nos jours.
La commode aux tiroirs de couleurs signe l’entrée en littérature  d’Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies  familiales et tourments de l’Histoire pour nous offrir une  fresque romanesque flamboyante sur l’exil.

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Commentaires des libraires

2 étoiles

Par .

A la mort de sa grand-mère Rita, la narratrice hérite de sa tant convoitée commode aux tiroirs arc-en-ciel. Enfants, elle et ses cousins, rêvaient de découvrir les trésors cachés dans ce meuble de famille que l’abuela défendait becs et ongles. La voilà donc face aux tiroirs qui renferment les souvenirs de toute une vie, la vie passionnante, passionnée et parfois chaotique d’une jeune fille éprise de liberté qui, il y a longtemps de cela, a fui l’Espagne franquiste pour trouver refuge à Narbonne, comme tant d’autres de ses compatriotes.

L’intention était bonne, louable même. Il est toujours utile de rappeler le sort que la France réserva aux républicains espagnols, les vaincus de la guerre civile, qui, après avoir été abandonnés par le gouvernement du Front populaire, traversèrent les Pyrénées à pieds pour être parqués dans des camps insalubres du sud de la France. À travers le destin de Rita, de ses parents qui préférèrent la mort à la défaite et de ses sœurs, Olivia Ruiz convoque le souvenir de celles et ceux qui ont combattu le dictateur jusqu’au bout, emprisonnés, torturés, exécutés, mais fiers de leurs valeurs et de la justesse de leur lutte. Pourtant, malgré la forte personnalité de la grand-mère et les faits relatés, Olivia Ruiz pêche par son style, ou plutôt son absence de style. Elle écrit comme elle parle, c’est vif, haut en couleurs, entraînant, mais ce n’est pas de la littérature. Et puis, elle se laisse souvent aller à la facilité, abordant des sujets graves sans les approfondir, accumulant les heureux hasards et les rencontres providentielles… D’ailleurs, pourquoi une commode aux tiroirs de couleurs ? La métaphore n’est pas suffisamment exploitée. La commode aurait pu être une boîte…
Ces maladresses s’expliquent par le fait qu’il s’agit là d’un premier roman. Olivia Ruiz écrit de bien belles chansons, mais un livre ? On retrouve son univers, on sent qu’elle a mis un peu des siens dans son récit, qu’elle s’est inspirée de l’histoire familiale mais cela ne suffit pas pour faire d’une bonne idée, un bon roman. Du potentiel à travailler.