Betty
EAN13 : 9782351782453
ISBN :978-2-35178-245-3
Éditeur :Éditions Gallmeister
Date Parution :
Collection :Americana
Nombre de pages :720
Dimensions : 21 x 15 x 3 cm
Poids : 698 g
26.40€
“Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne.”

La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.

Betty raconte les mystères de l’enfance et la perte de l’innocence. À travers la voix de sa jeune narratrice, Tiffany McDaniel chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle.

Tiffany McDaniel (Auteur) a également contribué aux livres...

Betty

Betty

Tiffany Mcdaniel

Weidenfeld

Indisponible sur notre site
L'été où tout a fondu

L'été où tout a fondu

Tiffany Mcdaniel

Joëlle Losfeld

Indisponible sur notre site
En savoir plus sur Tiffany McDaniel

7 Commentaires 5 étoiles

Identifiez-vous pour écrire un commentaire.

Commentaires des libraires

5 étoiles

Par . (Librairie Hisler BD Bis)

La vie de Betty, nommée "petite indienne" par son père, est magnifique et terrible à la fois. Elle grandit entourée de ses nombreux frères et sœurs et grâce à son père, chaman, s'initie aux secrets de la nature... Jusqu'au jour où les secrets, les horribles souffrances endurées par les uns et les autres se dévoilent.
(Attention scènes violentes et choquantes.)
- Muriel.

Commentaires des libraires

Une héroïne inoubliable.

4 étoiles

Par . (Fontaine Kléber)

Betty a hérité de la couleur de peau de ces ancêtres amérindiens. Celle que l'on nomme à juste titre "la petite indienne" relate dix ans de sa vie passée dans l'Ohio entre 1960 et 1970. Fruit d'une mère blanche et d'un père cherokee à la peau brune, c'est au milieu de sa fratrie que Betty va appréhender les vicissitudes de la vie.
Mais grâce à un père à l'aura exceptionnelle et à la sagesse infinie, elle aura la force et le courage d'affronter les préjugés racistes et les différents malaises familiaux.
Un incroyable roman, magnifique et bouleversant.
Immanquable!

Chef d'oeuvre

5 étoiles

Par . (Librairie La Grande Ourse)

« Betty » est une petite fille née dans une baignoire dans l’Ohio des années cinquante. Elle nous raconte son enfance de petite indienne au « sang mélé ». Elle est une des plus grandes héroïnes de la littérature contemporaine dans un roman chef d’oeuvre. Inoubliable. Incontournable.

Comment réduire la souffrance qu’inflige l’univers lorsque l’on a huit ans, que l’on a la peau sombre d’une fille de Cherokee? En allant Au Bout du Monde, ce petit théâtre de bois construit avec les soeurs au bout du jardin. On y refait le monde et on écrit sur de petits bouts de papier les souffrances comme si les enterrer ensuite dans des bocaux de verre rendait les choses vécues plus supportables. Quand on grandit, les mots enfouis s’effacent. Il faut alors reprendre la machine à écrire offerte par le père et redire le mal. Pour l’exorciser. Encore et toujours. C’est ce récit que Betty, devenue adulte nous livre: « raconter une histoire a toujours été une façon de récrire la vérité . Mais parfois, être responsable de la vérité est une façon de se préparer à la dire». La vérité de Betty, c’est celle d’une enfant confrontée au monde des adultes, celle des femmes face à la force incontrôlée des hommes, encore plus forte quand on a « la peau couleur jardin après la pluie »

La famille est au centre de l’histoire, une famille composée de Leland, l'ainé, puis Fraya sa soeur, Yarrow et Waconda qui moururent très jeunes, Flossie, Betty née en 1954, Trustin et Lint, dernier de la fratrie né en 1957. Des frères et soeurs inoubliables par leur personnalité si diverse qui veulent devenir star à Hollywood, vivre avec des cailloux plein les poches, ou devenir pasteur. Des êtres repoussants comme des êtres émouvants. Dans ce contexte familial, éclaté, éprouvant, on pense évidemment, très vite, à Turtle, l’héroïne inoubliable de Gabriel Talent dans son sublime « My absolute Darling ». Comme Turtle, Betty s’échappe souvent de la réalité insupportable, qui se niche parfois dans son plus proche environnement familial, porteur de nombreux secrets dont on découvre l’ampleur dans les dernières pages, car tout a débuté avec la rencontre de ses parents, bien avant sa naissance. Pour apporter de la lumière à des pages noires, elle va découvrir progressivement son père, lumineux, qui dit pourtant de lui même qu’il est un simple « bouche-trou » mais qui va éclabousser de sa bonté, de son intelligence, de sa poésie, une vie confrontée au racisme, à la pauvreté. La mère de Betty dit de lui: « les seuls nombres que Landon Carpenter a en tête, c’est le nombre d’étoiles, qu’il y’avait dans le ciel la nuit où ses enfants sont nés. (…) je dirais qu’un homme qui a dans la tête des cieux remplis des étoiles de ses enfants est un homme qui mérite leur amour ». Landon a toujours une histoire, une légende pour illuminer le ciel. La nature et ses secrets explique tout, abolit tout, arrange tout. Seule image positive masculine, la parole de Landon se grave également en nous, ses métaphores nous laissent une trace indélébile. Il est probablement le seul être qui aime, sans retenue. Il est inoubliable.

Des pages terribles décrivent aussi ce qui semble indicible mais que parvient à écrire l’autrice, avec une économie de mots extraordinaire. Les viols, le mépris, la dévalorisation frappent aux portes de notre esprit comme les saisons marquent notre vie. Le roman oscille ainsi en permanence entre la beauté céleste et la violence terrestre.
On ne résume pas « Betty, » on n’a pas envie de raconter plus l’histoire. Ce texte, inspiré de la vie de la mère de l’autrice, est simplement porté par la puissance des mots: des bocaux brisés, des pierres recouvertes de regards, des demi barres de chocolat, le jaune étouffant, des orages sur des feuilles de papier, une courtepointe devenue arbre généalogique. Tiffany McDaniel dit de son roman: « Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune ». Un éclat de lune qui brille même dans le jour. Même lorsque nous avons les yeux fermés.

Eric

5 étoiles

Par . (Librairie Obliques)

Betty est née d'une mère blanche et d'un père cherokee. Mais de toute sa fratrie, elle est la seule a ressembler à ses ancêtres indiens. Elle va alors vivre une enfance à deux tons : entre la poésie et l'amour de la Nature inculqués par son père et la violence des gens de la ville ou de l'école qu'elle subira au quotidien.

Mais c'est en grandissant qu'elle comprendra que le Mal n'est parfois pas là où on l'attend. Inquiète de porter des secrets comme de lourds fardeaux, elle découvrira au fil des pages que finalement, tout le monde a quelque chose à cacher..

Un roman puissant, qui donne la parole aux voix étouffées du monde, qu'elles soient celles des enfants, des femmes, et de tout ceux n'entrent pas dans les cases que la société impose.

Conseillé par Fabienne, librairie

5 étoiles

Par .

Chère Betty Carpenter, cet été, grâce à Tiffany McDaniel, j’ai fait votre connaissance et depuis je ne cesse de penser à vous, vous la petite indienne moitié blanche moitié Cherokee. Je vous ai connue enfant, adolescente, je vous ai vue grandir et devenir femme. Vous m’avez présenté vos frères, vos sœurs, votre mère, votre père - et entre nous quel homme votre papa ! Avec vous j’ai vécu dans votre maison de l’Ohio et j’ai partagé tous ces secrets que vous enfouissiez dans la terre. Vous m’avez tant donné. Je crois bien que je ne vous oublierai jamais. Chère Betty Carpenter, je vous aime !

Cherokee, famille

5 étoiles

Par .

Quel roman passionnant ; quels personnages attachants ; quelle famille originale et captivante.

Je les ai tous aimé (ou presque) :

Fraya, la soeur aînée, qui compose des chansons, les enregistre ; quand elle part de la maison familiale s’installer dans son appartement au-dessus de son travail, elle écrit chaque soir un Bonne nuit pour ses soeurs qu’elles s’échangent quand elles se revoient ; son secret enterré dans un bocal par Betty
Flossie, qui rêve de devenir une étoile à Hollywood ; qui croit à la malédiction de la maison familiale
Trustin qui dessine des orages et qui rêve, comme Betty, d’avoir des ailes
Lint, qui collectionne les cailloux contre les démons, qui apprend de son père les décoctions pour les remèdes
La mère, qui s’entoure de jaune dans ses rideaux ; qui raconte son histoire à sa fille Betty qui ira l’enterrer dans un bocal au fond du jardin
La scène du Bout du monde, au fond du jardin, sous laquelle Betty enterre les bocaux contenant les histoires tragiques de sa mère et de sa soeur Fraya
Les ballons rouges que l’un des voisins fait s’envoler chaque jour avec à l’intérieur une lettre pour sa femme, décédée
Le père cherokee qui raconte des histoires à Betty et Lint ; l’une d’elle concerne l’oiseau contenue dans son cœur en verre
Les 4 éléments omniprésents dans le récit : la terre qui donne les fruits et légumes pour nourrir la famille ; l’air avec Betty et Trustin qui veulent voler ; l’eau avec la rivière qui coule dans le bois de la propriété et dans laquelle les enfants vont sans cesse se baigner ; le feu avec les flammes qui dévorent l’église dans l’incendie provoqué par les sœurs.

Et puis Betty, bien sûr, qui grandit dans une petite ville de l’Ohio où les enfants de son école se moquent d’elle, la Petite Indienne : ils sont persuadés qu’elle a une queue.

J’ai aimé les articles du journal local qui relatent les coups de feu que certains habitants entendent à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, pendant des années, sans que personne ne sache d’où ils proviennent.

Et bien sûr, il y a Leland, l’étrange frère aîné très proche de Fraya, trop.

J’ai aimé que l’auteure me parle de la nation Cherokee dans laquelle c’étaient les femmes qui cultivaient la terre, les hommes étant chasseurs ; dans laquelle ce sont les femmes qui sont puissantes et prennent les décisions pour le clan.

Un roman terminé avec des poissons d’eau dans les yeux tant la fin prend aux tripes.

Une citation :

« Aucune eau ne connaît le repos ». Je sais maintenant ce que (mon père) voulait dire, parce que les vagues provoquées par sa mort ont perdu de leur force. Mais les eaux ne seront jamais tranquilles. (p.716)

L’image que je retiendrai :

Il y en a tellement, comment choisir ?

https://alexmotamots.fr/betty-tiffany-mcdaniel/

Betty, Tiffany McDaniel, Gallmeister

5 étoiles

Par .

C'est sur les contreforts des Appalaches à Breathead (Ohio) que grandit Betty entre les années 50 et les années 70. Sixième enfant d'une fratrie de huit, celle que son père appelle avec tendresse "Petite indienne" fait l'apprentissage de la vie dans une Amérique rurale, raciste et machiste qui stigmatise la différence et abîme les filles avant leur maturité. Rude départ dans l'existence pour la gamine qui malgré cela, malgré la pauvreté, les lourds secrets à porter et les accidents qui jalonnent son chemin fait preuve d'une ténacité et d'un formidable appétit de vivre. Cette force, Betty la puise dans la nature, dans les histoires merveilleuses et magiques que son père lui raconte et dans l'écriture, véritable planche de salut.

Betty est un roman qu'on ne peut pas lâcher, de ceux qui vous font vous coucher tard et ralentir la cadence quelques pages avant la fin. Un récit âpre et terrible autant que tendre et lumineux qui nous accompagne longtemps.