François-Régis SIRJACQ (Libraire)

19 mars 2016

Fable extravagante, drôle et bouleversante

Devenu homme, mais néanmoins resté un grand enfant, le fils se souvient de façon toujours aussi émerveillé, de ses parents qui dansaient sur MR BOJANGLES de NINA SIMONE. Ils s’aimaient passionnément, d’une façon magique, vertigineuse, vivant dans un monde parallèle ou il n’y a place que pour le plaisir. Adeptes du vouvoiement, ils se donnaient en permanence des prénoms imaginaires, délaissaient leurs courriers et n’ouvraient pas aux huissiers. Chaque jour était une fête nouvelle. Celle qui mène le bal, c’est la mère, imprévisible, extravagante : elle n’a de cesse de les entrainer dans un tourbillon de chimères et de poésie. Un jour, elle décide de donner au fils unique une manière de grande sœur : Mlle Superfétatoire, belle grue de Numidie qui dormait debout et ne détestait pas apparaître dans les mondanités.
Puis vint le jour : la mère fantasque alla trop loin ; elle sortait à poil dans la rue, elle fut internée en psychiatrie lourde. Le père et le fils vont l’exfiltrer le temps d’une dernière illusion.
Ce roman est rempli d’énergie et nous emporte dans un tourbillon de fantaisie. Il est envoutant, touchant et déstabilisant. On est séduit par ces personnages totalement décalés hors du temps qui nous embarquent dans un univers fantasque, ou les chimères et la poésie prennent le pas sur la réalité. Fable extravagante, drôle et bouleversante, ce roman ne peut laisser indifférent, il y a du Boris Vian chez cet auteur dont c’est le 1er roman.

Albin Michel

20,00
22 août 2015

Après plusieurs années passées à New York, Barnabas Kane retrouve son Irlande et plus particulièrement le Donegal. Nous sommes en 1945, il s’installe sur une ferme avec femme et enfant. L’incendie, accidentel ou criminel ( ?) ravage son étable et surtout tue un ouvrier tout en décimant tout son bétail. Barnabas doit, alors faire face à l’hostilité d’une population qui l’accuse d’avoir tué l’un des leurs. Sur cette terre dure, ingrate, il va devoir choisir à quel monde il appartient. Dans ce roman, on se laisse habiter par les sons et les rythmes si particuliers de cette Irlande magique qui finit par nous hypnotiser.

22 août 2015

Mr Stefansson entremêlant 3 époques, 3 générations, nous entraînent en Islande, nous permettant ainsi de traverser 1 siècle de cette île superbe. Lorsque ARI atterrit à KELLAVIK, il foule la terre de ses ancêtres, de ses enfants, se dirige vers sa mémoire, celle de ses grands-parents, celle de son enfance et vers le souvenir de sa mère décédée. Tous les personnages de ce roman sont merveilleux : leurs figures sont bien marquées par le sel de la mer et par la lyre, deux symboles qui marquent l’Islande. Il y a Ari, l’ancien poète, la grand-mère Margret, pour certains, démente, pour d’autres très sensuelle et attirante, surtout lorsqu’elle dénoue ses cheveux… entre folie et érotisme, Stefansson nous captive.

22 août 2015

Augusto Soles écrit à Lorelei Luger, jeune femme d’une beauté remarquable, et espionne allemande. Elle a disparu… La lettre d’August parvient à Jules Daumier, parigot de Menilmontant . Celui-ci répond à Augusto au Mexique…. De là part une course poursuite de Menilmontant à Berlin en passant par Hollywood et les studios Disney. Tous les personnages se retrouvent confrontés à la montée du nazisme et à la guerre. L’intrigue se trouve entre réalité historique et romans d’aventure. Elle s’achève de nos jours. Ce roman est magique, il est drôle, il fait appel au savoir, il est historique. Un des trésors de la rentrée.

22 août 2015

Dans ce nouveau roman, la romancière raconte le quotidien de BRIDE, jeune fille à la peau très noire, de parents mulâtres au teint blond. La couleur de sa peau lui confère une beauté extraordinaire mais dégoute sa propre mère… Elle en souffre mais délivrée du mensonge à autrui, elle saura se reconstruire pour envisager l’avenir.